Ambiance feutrée et convives de haute qualité dans les salles de l’Hôtel du Louvre !

Mardi dernier, la deuxième édition du Prix de la Femme d’Influence a réuni des personnalités d’exception. Parmi une foule élégante et essentiellement féminine, on a pu distinguer Claire Chazal, Nathalie Balla, Nelson Monfort ou encore Samia Ghali.

Patricia Chapelotte est la mère bienveillante de Génération Femme d'Influence, ce club très sélect qui rassemble une centaine de dirigeantes de petites entreprises et des femmes « top managers » au sein de grandes entreprises. Comme tout club qui se respecte, Génération Femme d'Influence se veut à la fois un espace d'échanges et de prise de parole.

Si cette confrérie féminine est "née d'une initiative purement personnelle", Patricia Chapelotte a néanmoins pu conter sur le soutien ponctuel de la gent masculine : "ils m’ont très rapidement soutenue dans mon initiative et sont largement venus aux déjeuners mensuels afin de prendre la parole et échanger avec nous. Je pense notamment à Bruno Le Maire, Geoffroy Roux de Bézieux, mais aussi Rafik Smati, Jean-Luc Petithuguenin, Marc-Olivier Fogiel, François Baroin, Frédéric Lopez…Par ailleurs, ils m’ont tout de suite soutenue avec beaucoup d’enthousiasme en tant que partenaires ou membres du jury quand j’ai décidé de créer le Prix de la Femme d’Influence".

Patricia Chapelotte reste persuadée que "la cause des femmes ne pourra être défendue que si les hommes rejoignent leur combat". Aujourd’hui, elle envisage même d'admettre des hommes au sein de son club !

Crédits photo : Génération Femme d'influence

Crédits photo : Génération Femme d'influence

Si les femmes ont su tirer leur épingle du jeu dans les sphères médiatique et culturelle, trop nombreux encore sont les secteurs dans lesquels elles ne sont pas assez bien représentées : "À l’occasion de la deuxième édition du Prix de la Femme d’Influence, nous avons réalisé une étude Ifop sur l’évolution des territoires d’Influence des femmes. Les domaines de la finance et de l’économie sont des secteurs où il y a de nombreuses femmes compétentes et expérimentées. Malheureusement, elles sont encore peu nombreuses aux postes clés et encore donc peu visibles. Je crois que les femmes doivent pousser les portes pour obtenir légitimement les postes que beaucoup d’entre-elles méritent par leurs compétence". Si l'on en croit Patricia Chapelotte (et elle en connais un rayon!) l'influence ne se mendie pas mais s'obtient à la sueur de son front !

Un jury de choix – et entièrement renouvelé – a eu cette fois encore la lourde tâche de départager 46 femmes de talent issues du monde médiatique, politique, médical ou même policier... 46 femmes qui n'ont pas attendu qu'on les invite pour entrer en trombe dans la place ! Les 5 lauréates de la cérémonie ont fait montre de courage et de créativité tout au long de leur parcours, mais surtout, elles ont su se faire entendre dans un monde encore un tantinet macho !

En tant que PDG de La Redoute, Nathalie Balla est très au fait des nouvelles techniques de management social et a su donner voix à ses salariés. Selon elle, ce n'est pas le machisme qui représente le plus grand frein à l'évolution de la place des femmes au sein de l'entreprise : "La Redoute est un projet entrepreneurial innovant et socialement responsable qui implique un changement important de la relation des collaborateurs à l'entreprise et à leur métier. Si résistance il y a, elle est donc plutôt liée au changement et donc l'enjeu c'est de donner du sens et de partager une vision".

Pour Nathalie Balla, prendre la tête d'une entreprise requiert du courage, de la détermination et un sens certain de l'organisation... que l'on soit homme ou femme !

Crédits photos : génération femme d'influence

Crédits photos : génération femme d'influence

Le Prix de la femme d’influence politique a été remis à Valérie Pécresse pour sa combativité ; la candidate en tête de liste pour l’île-de-France s’est dite émue de se voir remettre ce prix par la toujours impeccable Claire Chazal !

De gauche à droite : Valérie Pécresse, Alexandre Bompard et Claire Chazal

De gauche à droite : Valérie Pécresse, Alexandre Bompard et Claire Chazal

Femme de l’ombre, peu habituée aux flashes des photographes, Marie-France Monéger Guyomarc’h s’est illustrée pour sa prise en main de l’Inspection Générale de la Police Nationale ; le Prix Coup de cœur a été décerné à cette dame de fer qui passe ses journées à chasser les flics ripoux.

De gauche à droite : Patricia Chapelotte, Sophie de Menthon, Marie-France Monéger Guyomarc’h et Nelson Monfort

De gauche à droite : Patricia Chapelotte, Sophie de Menthon, Marie-France Monéger Guyomarc’h et Nelson Monfort

Martine Vassal à quant à elle remporté le Prix Espoir pour sa conquête du conseil départemental des Bouches-du-Rhône.

De gauche à droite : Sophie de Menthon, Valérie Pécresse, Martine Vassal et Samia Ghali

De gauche à droite : Sophie de Menthon, Valérie Pécresse, Martine Vassal et Samia Ghali

À l’aise avec les chiffres, Fanny Picard - associée fondatrice d’Alter Equity – et Hélène Bourbouloux – administratrice judiciaire - ont toutes deux brillé dans la catégorie économique.

Fanny Picard et Hélène Boubouloux Fanny Picard et Hélène Boubouloux

Fanny Picard et Hélène Boubouloux

Il suffit de consulter les CV bien garnis des lauréates pour voir qu'elles n'ont pas volé leurs prix. Pas questions cependant de s'endormir sur ces lauriers dorés ; car, comme l'a si bien dit Françoise Giroud, l'égalité ne sera atteinte que lorsque l'on verra une femme incompétente occuper un poste important... et d'ici là, la route est encore longue !

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