Cinéma

Puisque moi j’étais à l'avant-première de Fragile(s) suivie d’un débat avec l'équipe du film, je vais faire ma critique avant que les pros ne viennent tout briser. Ce n’est pas parce qu'il est fragile qu’il faut le casser.

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La petite histoire :
Six personnages en quête d'amour. Des personnages-lianes qui se croisent, s'entrelacent, se lient, s’accrochent et se décrochent dans une danse orchestrée par le jeu du hasard.
Sara, qui vient de perdre son emploi, Paul, qui a le cœur lourd après l' échec le son dernier film. Yves, pharmacien devenu transparent à force de s'effacer. Nina, musicienne junkie, qui profite d’une tournée pour voir son fils de 7 ans. Vince, inspecteur de police, qui passe ses jours veiller sa femme dans le coma. Hélène, encore si femme et pourtant déjà grand-mère. Mais le hasard ne fait rien par hasard. Et tout peut basculer.
Six histoires de gens sans histoire, paumés, dépassés par la vie. Des gens fragiles. Pourtant quand les fragilités des uns rejoignent celles des autres, elles peuvent donner naissance à une force insoupçonnable.

Que les intellos me pardonnent. J’ai bien aimé. J'ai eu un un vrai coup de cœur.
Je sais, le début est lent, il y a trop de grosses ficelles, aucun rebondissement saisissant ni de fin inattendue ou torturée. C'est un classique du film choral et le quotidien de gens ordinaires n’a rien d’extraordinaire. Il manque aussi la petite note dissonante, celle qui en ferait un mélo audacieux et désabusé. Et on aurait pu couper le trois derniers minutes, puisqu’on avait déjà compris.

Mais quel bonheur ! On en ressort avec une sensation de légèreté et de bien-être.
C’est un film touchant et attachant, sans prise de tête ni de masturbations intellectuelles, qui se boit comme un verre d’eau fraîche.
Oui, ce film est rafraîchissant et imbibé d’une grande tendresse. C’est une thérapie douce, un zeste de Prozac et un sourire optimiste dans « ce monde de brutes ». C'est un cri d’espoir et d’amour de la vie pour faire d'un quotidien négatif une histoire positive.
Bref, un scénario attendu pour un bien-être inattendu. Des interprètes magnifiques et talentueux, bien dans leur rôle, un montage habile, une musique qui souligne les moments d’émotions, des dialogues avec une pointe d’humour, tout en finesse. Un chien. Et un sac-poubelle...

Si vous voulez troquer vos lunettes noires avec des lunettes roses, sans pour autant tomber dans la guimauve, si vous voulez poser un regard insouciant sur les êtres et sur les choses, allez voir Fragile(s). Vous en ressortirez plus forts.

Film : Fragile(s) - Avant première -
Réalisateur : Martin Valente
blog du réalisateur : http://artdesignby.typepad.fr/

Acteurs principaux : Jean-Pierre Darroussin, Marie Gillain, Jacques Gamblin, François Berléand, Caroline Cellier, Sara Martins, Elodie Yung, Loïc Corbery

Sortie du film : ce mercredi 20 juin

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