Expo

Elles ont des fesses bien rebondies, une taille de guêpe, des yeux de biche, des jambes interminables, des seins haut perchés et une allure glam. Profitez du mauvais temps pour aller les admirer. 

Nées d'un trait de crayon de Kiraz, les Parisiennes sont au musée le plus parisien de la Capitale.
Kiraz (Edouard Kirazian de son véritable nom), peintre de nu d’origine arménienne et grand admirateur de Modigliani, arrive à Paris de son Egypte natal et tombe immédiatement sous le charme de ces femmes pétillantes, sexy, délurées, volages et sans aucun préjugé. « J'ai vu des libellules ! Il est certain que je n'aurais pas eu la même vision de Paris, si j'étais né ici »

Il les observe et les écoute d’une terrasse d’un café à Montparnasse. Et il brosse avec humour et finesse leur portrait. Et voilà que, depuis 1953, ces demoiselles, ambassadrices du chic insolent parisien, passent du papier glacé de Jours de France à Marie-Claire, de Gala à Paris-Match, de Elle à Vogue et à Glamour. Mais aussi dans des magazines étrangers comme ABC hebdomadaire et Ola en Espagne, Grazia en Italie etc.... Coquines et coquettes, elles s’affichent aussi, depuis 1967, dans le Playboy américain.

Élégantes ou dévêtues, mais toujours à l'aise, elles se trimballent dans les rues de la Capitale. Futiles et mutines elles s'affichent dans les appartements chics, au bord des piscines, sur les courts de tennis, dans des voitures sportives et dans les endroits hype. Elles font du shopping comme les "fashion victims" d’aujourd’hui. Ou collectionnent les hommes comme des objets, avec une candeur déconcertante. « Il y a plusieurs femmes en moi. Comment voulez-vous que je puisse me contenter d'un seul homme ? »

Aujourd’hui les Parisiennes ont presque 60 ans et elles n'ont pas pris une ride. Elles ont doré le blazon de marques comme Canderel, Scandal, Clio Chipie, Nivéa, Perrier…
Kiraz disait : « De génération en génération, je ne me lasse pas de les regarder. Pour moi, ce sont les maîtresses du monde. »
Si vous aussi, vous les aimez, vous pourrez les regarder sous toutes les coutures : en gouache, dessin, aquarelle, croquis, coupure de presse, affiches de pub… Personnellement je ne suis pas tombée à l'arrêt devant les peintures, mais j'ai craqué littéralement sur les petits dessins. Frais, colorés, enlevés et agrémentés de phrases piquantes, écrites à la main, avec parfois un mot raturé. Des mots drôles, décalés, subtils qui font résonner le Musée d'éclats de rire.
« Je voudrais trouver un homme riche que je n’épouserais pas pour son argent »
« Il me demande si je suis libre ce soir. Ai-je une tête à avoir une soirée de libre ? »

Musée Carnavalet 
23, rue de Sévigné - 75003 Paris -
 Métro : Saint Paul Tél. : 01 44 59 58 58 

Ouvert tous les jours, de 10 h à 18 h, sauf les lundis et jours fériés   

Tarifs d'entrée dans l'exposition (l'entrée dans les collections permanentes du musée est gratuite)
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3,50 €
Tarif jeune : 2,50 € (jusqu'à 26 ans)

Gratuit jusqu’à 13 ans inclus et pour les Amis du musée Carnavalet
Retour à l'accueil