En occasion de la St. Valentin, je laisse la parole à Olivia, qui a trempé sa plume dans l'encrier de son humour corrosif, pour faire la fête à cette fête. 

C’est la Saint Valentin, gcoeurrougecomme tous les autres années même les années bissextiles.Ca me gonfle, mais d’une force !

 

Fotolia 11078203 Subscription LLes magazines regorgent de conseils en forme de coeur,  de suggestions de restau, d’hôtels, d’escapades, de cadeaux. Sans compter les suggestions suggestives ou comment pimenter votre soirée avec un canard vibrant rose ou le kit menottes en fourrure-loup noir, et autres huiles de massage érotisant. Elle ou Grazia, même Feme Actu, vous trouveront encore un prétexte pour vous acheter une robe-bustier, des dessous coquins, des escarpins importables et surtout, sortir le “grand jeu” de la séduction.

 

Et bien, moi, je dis halte à cette frénésie de consommation aussi artificellement gonflée que les seins de Paméla Anderson. Déjà qu’ on se remet à peine de Noël et que la tirelire est vide. Et on n’en sera pas encore sortis que déjà, ressurgissent la fête des mères, des pères, des mamies, et les anniversaires qui sont nombreux et reviennent tous les ans, eux aussi.

 

Et moi, comment je fête la Saint Valentin ? Je vous donne ma recette. Ma journée terminée, j’ôte mes oripeaux de ville pour une tenue confortable. Je dégraffe mon soutien-gorge, à mon âge, ça fait comme si deux gants de toilettes faisaient “floc” vers le bas. J’enfile un sweat shirt troué mais mickeytisé que j’ai acheté à l’ouverture de Disney Paris (1993) et un pantalon de pyjama XXXL à moi offert par moi, de chez Old Navy à Brooklyn en 2004 (3,90 dollars). Je glisse mes pieds meurtris par Louboutin, dans des chaussons-chaussettes. Je retire mes lentilles (de couleur verte) et je retrouve mes beaux yeux marrons – yeux de cochon. Je chausse mes lunettes. Et point d’orgue à cette mise en beauté, je me démaquille.

 

Et puis ? Et puis quoi ? On dîne en silence. On débarasse la table, on sort les chiens. En 15 minutes, c’est plié. Direction, le lit pour dormir. On regarde même pas la télé, on a juste le droit de lire un chapitre et de faire sa prière puis, extinction des feux. Il est 21h30.

 

Et pour ce dîner de fête, quel menu ? Pour mon mari, de la laitue et des carottes.

Pourquoi ? Mais vous le devinez bien-sûr. Non ? Parce que c’est l’année du lapin, c’te bonne blague !

 

Olivia Van Hoegarden

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