Où en est la publicité, face à l'omniprésence de Facebook, Twitter, YouTube et les autres ?

Mardi 8 juin, CB News et TF1 nous ont rassemblés pour la keynote de Loïc Le Meur intitulé "Les marques et les réseaux sociaux", dont vous pouvez retrouver les slides ici et le résumé là.

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Ce petit topo nous fait nous poser bien des questions. Si on fouille dans le passé, on se souviendra qu'il y a quelques temps, les commerçants vendaient leurs produits à la criée, en faisant porter leur voix dans les rues et en espérant que l'écho soit le plus grand possible. Les passants recevaient le message, achetaient, et s'empressaient d'aller raconter la bonne affaire qu'ils venaient de réaliser. Le bouche-à-oreille était né.

Les temps ont changé. D'abord, il y a eu l'affichage, ensuite les spots télé, puis les commerçants sont devenus des marques, qui ne s'adressent plus aux passants mais au monde entier, et qui ne crient plus dans des rues pavées mais sur cette grande place virtuelle qu'on appelle Web. Le Web a donné naissance à une fourmilière de sites Internet, véritables temples des marques. Mais depuis quelques temps, celles-ci ont bien compris que le consommateur leur en demandait plus que de jolis spots, de merveilleuses 4x3, et de belles animations flash. Ce qu'il souhaite, c'est de la proximité, de la confiance, de l'échange, une vraie relation.Celà ne rappelle rien? Le petit commerçant, celui à qui on dit bonjour et qui nous demande comment va la famille... C'est de lui qu'on veut se rapprocher.

La société qui est devenue individualiste, aurait quelques penchants communautaires. Pour des marques internationales, qui touchent parfois le monde entier, comment parvenir à se rapprocher de leurs  consommateurs alors qu'ils vivent aux quatre coins du globe? Réponse : les réseaux sociaux. Rien de plus efficace que de créer un espace où tout le monde peut se rassembler, s'informer, échanger, questionner...Et si l'intéraction est bien gérée, les retombées peuvent être fantastiques. Contenu, vidéo, photos et infos circulent à tout va, ça distrait, ça détend, et ça fait acheter !

C'est un véritable tournant pour la publicité. Les annonceurs se mettent à la page, les agences innovent, et un nouveau job est apparu : le "community evangelist", plus couramment appelé chez nous le "community manager". Ce petit Geek est chargé d'animer la communauté, de mettre un max d'ambiance pour qu'on parle de la marque. Les RP n'ont qu'à bien se tenir !

Et la télé aussi, et l'affichage aussi, car face aux nombreuses restrictions de ces espaces pub, et à leur prix, le choix devient plus simple et plus rapide. On assiste à une nouvelle manière d'appréhender la marque. Elle n'est plus un simple logo sur un packaging, elle devient presque une personne, un ami. On la choisit plus que jamais pour ses valeurs, son caractère, et pour la relation qu'on entretient avec elle. Seulement, maintenant qu'elle est sur Facebook et sur Twitter, elle ne peut plus nous mentir. Place à la transparence totale.

Notre avis compte, car désormais on a la possibilité de la conseiller, de la critiquer, de l'encourager, ou de la descendre. Si ce qu'elle nous offre n'est pas au top, tout le monde le sait ! Ses moindres petits défauts sont passés au crible, et elle n'a plus qu'à opter pour l'honnêteté pour gagner notre confiance. En bref, les réseaux sociaux prennent une place plus importante que ce qu'on pouvait imaginer. Cette nouvelle forme de communication apporte un nouvel état d'esprit, qui nous réserve bien des surprises.

Amandine Coulombel

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